Origine du test : Josytick n° 45, Auteur : Seb

Les programmeurs de Blue Byte, et l'équipe qui a bossé sur The Settlers en particulier, ont dû être biberronés à la sauce Popumonger-Sim City pendant pas mal d'années. Du coup, toutes les nuits de leur jeunesse étaient agitées de rêves où gigotaient des tas de petits bonshommes en liberté sur un écran d'ordinateur, simulant la vie d'un village, d'une ville. C'est ce que propose The Settlers, ouvrir une fenêtre sur un microcosme se suffisant à lui-même, avec lequel vous pouvez interagir. Un chef d'oeuvre.



The Settlers vous colle gracieusement une couronne sur la tête, celle du roi d'un village, d'une ville qui n'existe pas encore et que vous aurez le loisir de construire vous même. Vous arrivez donc dans une région encore vierge, avec ses vallées, ses lacs, ses montagnes et ses forêts que vous pourrez observer grâce à une superbe carte colorée. Les décors étant générés par l'ordinateur, il suffit de relancer une partie pour débarquer dans un nouveau monde. D'un simple clic vous installez votre château, et la partie peu commencer.

D'autres colons ne tardent pas à pointer le bout de leur château, et jusqu'à quatre peuples différents, vous y compris, prendront place dans la même région. Le but est simple, même si, comme nous le verrons ensemble dans la joie, tout au loin de ce test, il est loin d'être évident de l'atteindre : devenir le maître incontesté de la région, développer sa ville à l'extrême, réduire ses adversaires en pouissière et s'asseoir comme l'unique colon de la contrée.
Pour assouvir votre délire mégalomaniaque, vous devrez tisser la toile d'une société capable de vivre en autarcie totale : soustraire et traiter ses matières premières et se nourrir par elle-même.



Pour cela, vous disposez de travailleurs exerçant les métiers de base nécessaires à la vie d'un village : fermier, pêcheur, forgeron, mineur, bûcheron, maçon, etc... une vingtaine de métiers différents en tout. Avec de simples clics à la souris, vous construirez des routes qui partent de votre château, pour desservir les futures maisons que vous avez ordonné de construire : une ferme ici, une mine là et un moulin par là-bas. Bientôt des centaines d'hommes s'agiteront sur la carte, tous occupés à accomplir leurs beaux métiers. Vas-y que je coupe du bois, que je pêche dans le lac, que je plante des graines ou que je transporte des blocs de pierre.

Pour construire toutes ces belles maisons, vous aurez besoin de matières premières : du bois et des pierres. Même si vous en possédez au départ du jeu, vous arriverez rapidement à bout de vos stocks. Vous aurez donc besoin d'un bûcheron pour couper les arbres et en faire des troncs prêts à être débités en planches par le travailleur à la scierie, d'un tailleur de pierre et d'un transporteur qui amènera les blocs jusqu'au chantier. Vous aurez besoin de mineurs poru récupérer le charbon, qui servira à faire fonctionner les machines outils des autres travailleurs.



Bref, tout le monde a une fonction, et tout est imbriqué, car chacun a besoin de l'autre pour travailler : le mineur ne bossera pas si vous ne lui filez pas à manger, vous aurez donc besoin d'un pêcheur, mais aussi d'un boucher qui, lui, a besoin de l'éleveur de porc, qui lui même a besoin de son pour nourrir ses bestioles, son qui lui sera fourni par le meunier qui récupérera le blé aurpès du fermier. Ouf !
Ceci n'est qu'un exemple des nombreues chaînes, alimentaires ou de matières premières, qui font toute la difficulté, mais aussi tout le génie, de The Settlers.

Déjà sacrément excellent, The Settlers nous réserve encore une option particuliérement intéressante : la possibilité de jouer à deux simultanément. Deux possibilités : compétition ou collaboration. L'écran se divise alors en deux parties, chacun son curseur, chacun ses icônes, et deux peuples différents, si vous décidez de vous affronter. En mode collaboration, les joueurs dirigent le même village...

Origine du test : Josytick n° 45, Auteur : Seb